15/01/2007

Patrick Bruel "Qui a le droit?" 1991

On m'avait dit : "Te poses pas trop de questions.
Tu sais petit, c'est la vie qui t' répond.
A quoi ça sert de vouloir tout savoir ?
Regarde en l'air et voit c' que tu peux voir."

On m'avait dit : "Faut écouter son père."
Le mien a rien dit, quand il s'est fait la paire.
Maman m'a dit : "T'es trop p'tit pour comprendre."
Et j'ai grandi avec une place à prendre.

Qui a le droit, qui a le droit,
Qui a le droit d' faire ça
A un enfant qui croit vraiment
C' que disent les grands ?

On passe sa vie à dire merci,
Merci à qui, à quoi ?
A faire la pluie et le beau temps
Pour des enfants à qui l'on ment.

On m'avait dit que les hommes sont tous pareils.
Y a plusieurs dieux, mais y' a qu'un seul soleil.
Oui mais, l' soleil il brille ou bien il brûle.
Tu meurs de soif ou bien tu bois des bulles.

A toi aussi, j' suis sur qu'on t'en a dit,
De belles histoires, tu parles... que des conneries !
Alors maintenant, on s' retrouve sur la route,
Avec nos peurs, nos angoisses et nos doutes.

Qui a le droit, qui a le droit
Qui a le droit d' faire ça
A un enfant qui croit vraiment
C' que disent les grands ?

On passe sa vie à dire merci,
Merci à qui, à quoi ?
A faire la pluie et le beau temps
Pour des enfants à qui l'on ment.


11:51 Écrit par David dans Patrick Bruel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/09/2006

Patrick Bruel "Lettre au père Noèl" 2006

Une lettre au Père Noël
Que tu écris de mes mains
Et une jolie aquarelle
Pour lui montrer le chemin
Des tout petits bras s'agitent
Pour me dire d'écrire plus vite
Que le traîneau va partir
Que les lutins doivent dormir
Tu veux un bus, un tam-tam
Un hibou qui parle anglais
Et des chaussures pour la dame
Qui vit dehors toute l'année
Un coeur neuf pour papy Ben
Que Louise te fasse un baiser
Des mercredi sans sirène
Voir le pays ou je suis né.

La vie tourne comme un remue manège
Et les lettres
Viennent mourir dans la neige
Et sous les rêves
Il y a parfois, des pièges
La vie tourne
Et détourne le manège
Mais voila
Tout le monde n'a pas sont siège
Comment on monte
Et comment on se protège

Pour Loïc un pull qui pique
Léon un accordéon
Et puis un train électrique
Et des chagrins qui s'en vont
Moins de gens qui se chamaillent
Moins d'oiseau en robe noire
Des polochons pour champ de bataille
Et des bonbons pour la mémoire
Des poésies qui se retiennent
Et que mon copain revienne
Qu'il ait des cheveux,
Qu'on rigole
Sans lui je m'ennuie à l'école
Pourquoi la vie sa s'arrête
Est-ce que l'amour ça se prête
Est-ce que la Terre tourne bien ronde
Les cadeaux Dis, c'est pour tout le monde

La vie tourne comme un remue manège
Et les lettres
Viennent mourir dans la neige
Et sous les rêves
Il y a parfois, des pièges
La vie tourne
Et détourne le manège
Mais voila
Tout le monde n'a pas sont siège
Comment on monte
Et comment on se protège

Ta petite lettre me révèle
Des mots qu'on entendaient plus
Et des boules de neige fondue
Coulent de mes yeux
Vers ton ciel




20:39 Écrit par David dans Patrick Bruel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

14/09/2006

Patrick Bruel "Tout s'efface" 1999

Je vais t'attendre au coin d'la rue
À l'heure où les lumières s'éteignent
Quand tu auras trop dansé, trop bu

À l'heure où ne restera plus
Que mon bras pour poser ta peine,
On partira ensemble une fois de plus

Tu m'embrasseras comme je déteste,
Avec cette tendresse que tu mets si bien
Entre toi et moi

Bien sûr que le temps a passé,
Que notre histoire est terminée...
Peut-être, mais peut-être pas pour moi

Même si je sais que tout s'efface
Tu reste là et rien ne passe...
Tu m'aimes bien, je t'aime tout court
La différence s'appelle l'amour

Trois tours d'périph, fenêtre ouverte
J'vois passer c'qu'on aurait pu être
Oui, je t'en veux, mais moins qu'à moi

Et puis pourquoi m'avoir rappelé
Pourquoi revenir me chercher
Pour te voir rire, te voir pleurer sans moi...

Tu veux pas d'moi, tu veux pas m'perdre,
Alors ce choix, j'le fais pour toi
C'est moi qui pars

Même si je sais que tout s'efface
Tu reste là et rien ne passe...
Tu m'aimes bien, je t'aime tout court
La différence s'appelle l'amour

Même si je sais que tout s'efface
Tu le disais, chacun sa place...
Tu m'aimes bien, je t'aime tout court
La différence s'appelle l'amour

Laisse-moi venir de temps en temps
Laisse-moi me dire qu'c'est comme avant...
Laisse-moi partir, même si je ments,
Laisse-moi me dire qu'avec le temps...

Même si je sais...

10:25 Écrit par David dans Patrick Bruel | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |